
Rédigé par Ben Farmer, un article publié dans The Telegraph attire notre attention sur une histoire étonnante, celle d’une équipe de l’University of California, Los Angeles qui prétend avoir trouvé où se cache Oussama Ben Laden en appliquant à ses déplacements des formules mathématiques habituellement utilisées pour modéliser les mouvements des espèces animales en voie d’extinction. Verdict : il se cache à Parachinar, une ville pakistanaise située dans l’ouest de Peshawar et à une vingtaine de kilomètres de la frontière afghane.
Les universitaires dirigés par Thomas Gillespie se montrent même beaucoup plus précis puisqu’ils ils ont ciblé trois demeures enfermées derrière des murs d’enceinte, demeures qui répondent à des critères précis : une bonne hauteur sous plafond (Ben Laden est grand), le raccordement aux réseaux d’électricité, la sûreté des approches et de la place pour ses gardes du corps.
Quand on se souvient que Saddam Hussein a été retrouvé dans un trou à rats et que le leader d’al-Qaeda a, de par le passé, parfois littéralement été un homme des cavernes, on est interloqué par la formulation de tels critères tout autant que l’on reste pour le moins dubitatif devant une telle précision.
L’affaire n’est pas sans rappeler les déclarations de Jack Shroder, un géologue américain qui, en octobre 2001, avait affirmé avoir déterminé deux zones où le même Ben Laden était susceptible de se cacher, à savoir les provinces de Paktia et de Paktika. Ayant fréquenté l’Afghanistan ainsi que le Pakistan pour des raisons professionnelles, ce spécialiste avait reconnu le type de formations rocheuses servant d’arrière-plan à une vidéo dans laquelle le leader d’al-Qaeda tenait le premier et seul rôle.
Henry Crumpton, lui, ne perdrait certainement pas son temps à s’occuper de ces foutaises s’il en avait connaissance. Publiés en ce mois de février par l’agence Reuters sous la plume de William MacLean, ses propos sont beaucoup plus terre-à-terre. Pour cet ancien agent de la CIA qui a dirigé les opérations de l’agence en Afghanistan après le 11 septembre 2001, il suffit d’attendre patiemment qu’un chef de clan ne trahisse le personnage. Même si le principe de la trahison est formellement contraire au code d’honneur des Pachtounes, ce peuple vivant à cheval sur la frontière, al-Qaeda n’apporte aux populations locales que de la terreur et une impuissance congénitale à améliorer concrètement leurs conditions de vie. Ce déficit d’espoir en des jours meilleurs pourrait un jour provoquer le passage à l’acte d’un délateur, et la promesse d’une récompense de 25 millions de dollars pour la capture de Ben Laden est toujours en vigueur.
Curieusement, on retrouve dans chacune des thèses un thème cher à la civilisation américaine : d’une part l’omnipotence de l’« omniscience » pourvu que l’on trouve la modélisation mathématique adéquate et d’autre part la certitude absolue que toute fidélité a sa valeur marchande mesurée en termes de bien-être matériel ou de liquidités sonnantes et trébuchantes bien entendu exprimées en dollars.
Sans doute est-ce dans ce constat qu’il convient de rechercher l’origine des déboires de l’Intelligence Community américaine en matière de renseignement d’origine humaine. Privilégiée voire exclusivement utilisée par les espions de l’Oncle Sam, la méthode consistant à manipuler une source en sortant la liasse de billets verts ne constitue qu’un des moyens susceptibles d’être mis en œuvre. Ce n’est certainement pas le meilleur et il en existe d’autres…
Message de nakhla melik, posté le 25/02/2010 à 18:58 :
Je ne veux pas me précipiter , mais je pense avoir trouver l'endroit où se cache Oussama ben Laden . Je cherche depuis des mois chaques jours sur google earth et je suis tombé sur la ville de Parachinar Dans le Pakistan , il y a une piste de décollage sans tour de controle ni d'habitation autour d'elle , il y a aussi des habitations proches de cette piste qui serait probablement son lieu de refuge. J'ai pris un Imprim Ecran de l'endroit. Pour me contacter : x-melik-x@hotmail.fr
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